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Le forum de blog-territorial Débats, partages et échanges autour de la communication territoriale
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Delphine


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 49 Localisation: Ile-de-France
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Posté le: Jeu Juil 13, 2006 7:24 pm Sujet du message: Information ou communication ? |
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En faisant un petit retour sur les "temps forts" du blog, j'ai relu avec intérêt l'article de Gildas Lecoq sur les relations entre information publique et communication publique... Vaste débat qui n'a pourtant pas généré la passion des foules au niveau des commentaires.
Alors je reprends le thème et vous propose ce sujet de réflexion pour faire un peu plus fondre vos neurones au soleil.
Dans le secteur privé, rien de plus simple. La presse informe. La communication "vend" (avec plus ou moins de subtilité, de la com institutionnelle, qui pose l'image et la notoriété, à la com produit et son lot d'actions marketing pures et dures).
Dans le secteur public, et d'autant plus dans le public territorial, les pistes se brouillent. Le chargé de com est plus ou moins journaliste. La com et l'info se mêlent gaiement dans des services où l'on boucle le journal municipal (départemental, régional...) en même temps que l'on se lance dans des campagnes de relations presse... Vrai tour de passe-passe pour certains d'ailleurs qui cumulent les fonctions de "journaliste" et d'attaché de presse.
Certes, tout cela semble inévitable. Mais comment le gérer au mieux ? Existerait-il un moyen pour donner un peu plus de repères ? Comment envisager un minimum de déontologie ?
J'ai bien quelques idées... mais je préfère vous laisser d'abord la parole  |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Jeu Juil 13, 2006 8:01 pm Sujet du message: |
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Excellente initiative Chère Delphine que de lancer ce débat qui devrait susciter moult échanges et commentaires. Car il est bien là le nœud du problème : dans cette frontière ténue entre information et communication… Basiquement, tout élément porté à la connaissance d’autrui est une information. Le fait d’entrer en relation, de quelque façon que ce soit, avec autrui relève de la communication. Informer c’est communiquer. A contrario, communiquer n’est pas obligatoirement informer. Et le serpent se mord la queue… Heureusement, « informateurs » et « communicateurs » ont peu à peu délimité leurs territoires. Ainsi, tout ce qui relève de l’actualité avec un soucis de neutralité ferait partie de l’information, tandis que ce qui relève de la publicité, promotion, image, marketing, etc, bref, toutes ces techniques destinées à faire vendre feraient partie de la communication. De fait, la confusion existe dans les esprits non initiés : l’animateur télé est assimilé au journaliste (Fogiel, Mireille Dumas, Ardisson n’ont pas de carte de presse) et le bulletin municipal à de la presse d’information. Certes, la municipalité informe, avec les outils de la presse professionnelle, pourquoi s’en priverait-elle, outils qui, dans les mots, le fond et la forme, crédibilisent le contenu. Mais cela reste de la communication. Verra-t-on un jour un journal municipal se tirer une balle dans le pied en publiant une enquête sur les turpitudes financière de maire et de sa famille ? De même les grincements de dents face à certains blogs citoyens qui vont gratter là cela fait mal…
Que les publications municipales, départementales, régionales, voir même émanant d’entreprises, tendent à imiter la « grande presse » est de bonne guerre. Là où se pose le problème est en terme d’éthique et de déontologie. Un bulletin municipal dit ce qu’il veut. En cas de mensonge éhonté il ne subira aucune sanction, même pas une baisse du niveau de ses ventes puisqu’il est gratuit par définition.
Mais c’est un vaste débat.
La première des choses, afin que tout soit clair, serait peut-être de parler de publication au lieu de journal, de chargé de communication territoriale plutôt que de journaliste et de communication plutôt que d’information. |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 1:24 am Sujet du message: |
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Finalement, quand je lis entre les lignes ce que vous venez d'écrire, Joseph, on pourrait croire que la frontière serait... la carte de presse ?
Et pourtant, si la carte de presse permet l'objection de conscience pour le journaliste et sera donc (par nature) refusée aux journalistes territoriaux, est-elle pour autant garante "d'éthique et de déontologie" ? Le dernier article sur Paris Riots est un des nombreux exemples qui pourraient démontrer le contraire. En l'occurrence (cas de mensonge éhonté de la part d'un grand journal qu'on ne nommera point) quelle sera la sanction ? Aucune, d'autant que l'affaire a beau être ébruitée sur quelques blogs dont le nôtre... en termes de diffusion donc d'impact, David ne peut pas grand chose contre Goliath !
Maintenant, pour en revenir au contexte territorial, j'ai constaté que de plus en plus de dircoms de collectivités venaient du monde de la presse et recrutaient eux-même des profils de journalistes dans leur service. Ce fut mon cas, en fait... mais c'est également le cas de Gildas Lecoq, ce fut aussi de celui de Bernard Béguin et de tant d'autres ! Donc ces nouveaux profils qui débarquent dans les services communication changent la donne par rapport aux précédentes génarations très orientées communication pure quand ce n'était pas "simple militant de base"...
D'un autre côté, les élus prennent conscience de l'évolution du lectorat. C'est surtout la nouvelle génération d'élus qui comprend tout intérêt qu'ils peuvent avoir d'être à la tête d'une publication qui a gagné en crédibilité et qui va réellement offrir aux lecteurs l'information qu'ils attendent.
Je ne reviendrais pas sur l'article Information-communication, mais pour moi tout à été dit sur les liens qui unissent ces deux termes... peut-être était-ce d'ailleurs parce que l'article était exhaustif qu'il n'a sucité aucun commentaire Titi  _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 8:02 am Sujet du message: |
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Non, non ! La carte de presse n'est en rien un critère même si elle est indispensable pour intégrer certaines rédactions. Et ce bout de bristol plastifié n'est pas garant de talent ni de conscience professionnelle. Mais il n'est pas possible de parler de "journalisme" dès lors que l'on se situe dans le domaine des publications d'entreprises ou territoriales. Et si ces mêmes entreprises ou collectivités font appel à d'ancien journalistes professionnels c'est parce qu'ils maîtrisent la technique journalistique. Mais vous savez très bien qu'à l'arrivée, le travail et les contraintes ne sont plus les mêmes... Et c'est normal : quel maire de droite ou de gauche serait assez fou pour laisser passer un reportage qui mettrait en avant les initiatives du camp adverse ? ce qui n'empêche que certains bulletins municipaux rendent un réel service à la collectivité, sont très bien rédigés, superbement bien mis en page. mais quoi que l'on en dise, l' "information" territoriale reste et restera toujours de la communication, une technique destinée à faire vendre, adhérer, accepter, etc. Ce n'est pas l'objectif de la presse (quoi qu'une certaine presse peut aussi être "orientée" mais de par le pluralisme, le lecteur peut toujours lire un autre titre d'une autre obédience pour se forger une opinion).
Mon propos voulait simplement souligner le fait qu'il y a parfois confusion des genres, et au final, désinformation dans un but purement électoraliste, voir clientéliste...
Pour ce qui est enfin du "grand journal" dont vous parlez, je ne suis pas certain qu'il y ait "mensonge éhonté". Peut-être erreur, et encore. J'ai été jeter un coup d'oeil et je serais moi aussi tombé dans le panneau, si tant est qu'il y a panneau ; car il est toujours facile de dire après-coup que c'était au deuxième degré. En tout état de cause ce n'est pas clair. Et, entre un news qui se plante sur un sujet annexe et une publication qui ne livre qu'un seul point de vue, il n'y a pas photo...
Non, je milite simplement pour que l'on mette les bons mots sur les bonnes fonctions afin qu'il n'y ait plus confusion et que chacun puisse identifier clairement la source et se positionner en fonction.
Il n'en reste pas moins, qu'effectivement, une nouvelle génération d'élus, a compris que le temps de la propagande était révolu et qu'en faisant appel à de vrais professionnels, il était possible d'apporter un service plus qu'une idéologie. Et c'est tant mieux. |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 10:25 am Sujet du message: |
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| Citation: | | quoi que l'on en dise, l'"information" territoriale reste et restera toujours de la communication, une technique destinée à faire vendre, adhérer, accepter, etc. Ce n'est pas l'objectif de la presse |
Vraiment ? Faire vendre n'est pas l'objectif de la presse ? Ce n'est pas le discours que tiennent les régies publicitaires... Et si vous admettez les orientations d'une "certaine presse" c'est que leurs ficelles sont grossières et l'orientation forcément visible : autant parler ici de toute la presse dite d'opinion. Donc, non, il n'y a pas plus de chance qu'un maire de droite ou de gauche laisse passer un reportage qui mettrait en avant les initiatives du camp adverse... que de trouver une éloge de Sarkozy dans Marianne ou du programme de la CGT dans Entreprendre ! Jusque là tout est normal.
Ce qui l'est moins, c'est lorsque la presse que vous croyez "objective" est en réalité totalement orientée sans que vous le sachiez. Cette "fausse objectivité" peut se retrouver en filigrane dans tout le journal sans que vous le remarquiez, le tout guidé par des choix éditoriaux qui vous échappent ! Cette partialité peut aller jusque dans les pages télé, qui auront mis en avant tel programme plutôt qu'un autre parce que le journal aura passé un partenariat avec une chaine !
| Citation: | | Mais il n'est pas possible de parler de "journalisme" dès lors que l'on se situe dans le domaine des publications d'entreprises ou territoriales | Cette sentence mérite tout de même débat à mon sens ! Question : a priori, pourquoi ?
Enfin, sur Paris Riot... | Citation: | | Pour ce qui est enfin du "grand journal" dont vous parlez, je ne suis pas certain qu'il y ait "mensonge éhonté". Peut-être erreur, et encore. J'ai été jeter un coup d'oeil et je serais moi aussi tombé dans le panneau, si tant est qu'il y a panneau ; car il est toujours facile de dire après-coup que c'était au deuxième degré. |
Pour ce qui est du grand journal que je ne nomme point, il y avait effectivement erreur au début. Mais l'erreur s'est transformée en mensonge une fois que l'auteur du jeu a contacté le journal pour demander un droit de réponse qui lui a été refusé, et en mensonge éhonté une fois que je les ai moi même contactés pour leur signaler la publication de l'article !
Sur ce "dérapage", je pense que tout a été dit dans l'article de France-Blog, ici : http://www.france-blog.fr/dossier-blog.asp?newsid=95
Que vous soyez tombé dans le panneau, c'est une chose. Qu'un journaliste ne prenne même pas la peine de contacter un auteur (qui ne cherche pas à leurrer son monde et répond aux demandes de renseignement comme je peux en témoigner... pour peu qu'on lui demande en effet) avant de l'incendier dans un papier... alors je pose la question : en quoi est-il JOURNALISTE ? _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 10:39 am Sujet du message: |
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Pour en finir avec Paris Riots (comme d'autres l'ont fait avec le Moyen-Age), je suis tombé récemment sur une nouvelle "perle" sachant qu'elle vient de ce journaliste du magazine qu'on ne nommera point.
C'est en effet dans article du Figaro que ce journaliste (qui décidément a du nez et dont on peut vraiment se fier à l'expertise Web) frappait cette fois il y a un an :
"Le caractère spontané des blogs laisse la porte ouverte à certains dérapages" (Saïd Mahrane, août 2005)
A lire ici : http://laplumeetlepee.canalblog.com/archives/2005/08/12/718475.html
A mettre en parallèle de l'article sur le "dérapage des grands journaux" : no comment ! _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 10:56 am Sujet du message: |
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Franck, vous ne pouvez pas mettre sur un même pied d'égalité la presse d'entreprise et la presse dite d'information. La première sert à faite vendre une marque ou un produit, la seconde a certes pour objectif de "se" vendre, mais son but n'est pas promotionnel. Et même si la presse d'information est orientée, elle aborde "tous" les sujets avec sa grille d'analyse parfaitement définie. Le lecteur de Marianne ou du Figaro sait par avance ce qu'il va trouver et achète son journal parce qu'il apprécie sa ligne éditoriale et sa façon d'aborder les sujets. Quand une enquête sur SFR dans le mensuel des abonnés Orange ?
La presse d'information n'est pas objective, comment le serait-elle ? l'objectivité n'existe pas. mais elle est éclectique. Le Figaro peut publier une analyse critique du programme du PS. Un journal d'entreprise ne publiera jamais une étude sur ses concurrents. Et c'est normal, ce n'est pas son rôle.
Pour ce qui est de la presse dite d'entreprise, je préfère parler en effet de rédacteur plutôt que de journaliste. D'ailleurs la législation fait le distinguo entre presse vendue et presse gratuite, ce qui n'a pas manqué de poser problème lors du lancement de Métro et 20 minutes dont le cadre était très novateur, et je suis bien placé pour le savoir... De même le statut d'entreprise de presse... En faisant des amalgames, on crée des confusions. Un rédacteur de publication d'entreprise ou territoriale porte la parole de l'émetteur, il a plus un rôle de communiquant que de journaliste. Ce qui n'empêche certains journaux d'entreprises ou municipaux d'être très bien réalisés et d'apporter un réel service. La question n'est pas là, mais dans la professionnalisation des équipes rédactionnelles des supports territoriaux ou d'entreprise, dans la capacité des professionnels à faire comprendre à un maire que d'afficher 42 fois sa photo et contre productif de même que "d'ostraciser " grossièrement ses adversaires.
Quant au prétendu "dérapage" du Point, je ne suis pas du tout d'accord avec vous, mais c'est un autre débat. |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 11:05 am Sujet du message: |
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| Euh... Franck, il faut m'expliquer là : je viens de lire le texte que vous incriminez et je ne trouve rien à redire... Je trouve le trouve même très bienn. Qu'avez-vous à reprocher à ce texte ? Vous ne pouvez tout de même pas affirmer que le blog n'est pas un outil susceptible de favoriser les dérapages... ? Là, je ne vois pas où vous voulez en venir. |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 11:39 am Sujet du message: |
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Brièvement alors, pour aller y réfléchir longuement sous le soleil qui brille
Je parlais moins de la presse d'entreprise que de la presse territoriale, souvent "regardée de haut" par les soi-disant "vrais journalistes"... qui n'en effectuent pas moins quotidiennement le même travail ! La grille d'analyse de la presse territoriale est pourtant également clairement définie : une information locale "objective" (acteurs locaux, services publics, services au public et services de proximité) peut très bien y cotôyer une information politique plus pluraliste que dans certains titres puisqu'elle laisse une "tribune" à tous les courants !
Pour être un "vrai journaliste" il faut donc avoir la carte de presse. Et pour avoir la carte de presse, il faut travailler dans un journal. Mais pour travailler dans un journal (ça je peux le vous le dire!) il est souvent de bon ton de ne PAS avoir fait d'école de journalisme... combien de journalistes sont engagés pour leur "expertise" sur un domaine ou leur carnet d'adresse dans tel milieu mais ne savent en réalité pas écrire si tout n'est pas ré-écrit par le secrétaire de rédaction ? Tout ça pour dire qu'il y a parfois de vrais professionnels du journalisme dans les services communication des collectivités et des gens qui ne connaissent pas les bases des écoles de journalisme dans les titres de presse vendus en kiosque.
Pour Paris Riots vous avez le droit de ne pas être d'accord : encore faudrait-il que l'on sache sur quel... point. Parce que les éléments sont objectifs ! Enfin je n'incrimine rien dans le dernier texte (qui par ailleurs n'est pas si mauvais), je le citais juste pour la phrase "Le caractère spontané des blogs laisse la porte ouverte à certains dérapages" écrite par un journaliste qui allait lui même être à l'origine du dérapage d'un grand journal et démontrer malgré lui que les blogs pouvaient parfois réfléchir plus "froidement" ! Juste pour savoir : c'est votre pote Saïd ?  _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 12:17 pm Sujet du message: |
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Dès lors que l'information émane de la majorité en place, elle ne peut être objective. A Clermont-Ferrand par exemple, le journal municipal n'a jamais abordé la question du retard de livraison du tram. Jamais. Et soyez certain que si elle le faisait, ce serait pour se justifier avec des arguments en sa faveur. C'est la règle de base. Et les journalistes de la presse d'information ne font sûrement pas le même travail dans la mesure où ils n'ont pas la même approche. Quant aux tribunes offertes "généreusement" aux opposants, vous savez très bien que c'est un pur alibi, une obligation dont certains maires se passeraient bien ; du moins ceux de l'ancienne génération.
Je suis très à l'aise pour parler de journalisme dans la mesure où je le fus plus de quinze ans sans carte de presse. J'ai dirigé des journaux sans avoir de carte de presse. J'ai été administrateur d'écoles de journalisme tout en soulignant qu'il valait mieux avoir une bonne culture générale que de suivre un tel cursus. La carte de presse n'est pour moi pas un critère dans la mesure où l'on trouve tous les statuts dans la presse : du pigiste au grand reporter en passant du consultant à l'écrivain, ce qui est mon cas... Oublions donc cette distinction sclérosante. La seule distinction que je fais est dans les mots : journaliste pour celui qui écrit dans la presse d'information ou généraliste, rédacteur pour les autres. L'information d'un côté, la communication de l'autre. Ou "auteur" pour désigner tout ce petit monde...
Et avec ou sans carte de presse, dans la presse d'information ou territoriale, il n'y a pas de petit ou grands journalistes ou rédacteurs, il y a des individus qui font leur métier avec les outils mis à leur disposition. Et je ne saurais dire si on a plus de liberté à l'Humanité que dans le bulletin municipal de telle grande ville.
Et si je considère que certains journaux municipaux ne sont pas objectifs, je trouve que l'ensemble évolue très positivement et que malgré les contraintes de contenu et les obligations liées à cette activité communicative plus qu'informative, un courant se dessine vers plus de contenu objectif, de type service, et moins de serrages de paluches pris en photos. Parce que les citoyens ne sont plus dupes et que ce qui les intéresse, d'où l'importance et la nécessité de ce type de publication, c'est plus l'ouverture d'un centre aéré, le nouveau tracé d'une route, que le sapin de Noêl pour les vieux ou la bobine de l'édile qu'ils croisent depuis plus 40 ans...
Et c'est la que les blogs citoyens ont leur rôle à jouer, en posant les bonnes questions, en dénonçant les abus, en soulignant les incohérences.
La vraie solution, mais vous le savez mieux que moi, est d'adosser un blog municipal au bulletin, en adéquation et complémentarité, blog où les commentaires sont ouverts, modérés, cela va de soi, mais de nature à favoriser le débat et l'échange. C'est dans cette complémentarité que la Démocratie retrouve ses droit, et non dans le bulletin seul et isolé.
Quant à Saïd, ce n'est pas mon pote et je ne sombre dans aucun corporatisme même si je considère que Le Point est un des meilleurs journal qui soit (je le considère d'autant plus que je ne partage pas sa tendance politique). Mais je trouve le mot "dérapage" très disproportionné au regard des faits.
Que certains blogs enfin puissent réfléchir plus froidement c'est évident. Mais reste un autre problème devant la multitude de "l'offre" : comme juger de la pertinence, du sérieux et de l'objectivité d'un blog ? Et le serpent se remord la queue... |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 6:58 pm Sujet du message: |
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Il ne me serait pas venu à l’idée de trouver un article critiquant le retard de livraison du « tramway très désiré » de la capitale de l’Auvergne dans Demain Clermont en effet… Et pourquoi ? Parce que le positionnement du journal municipal est clair, justement : si j’étais clermontois, je le consulterais donc pour avoir une information objective sur l’avancée des travaux (je crois savoir qu'elle a été donnée)… et le point de vue subjectif du premier magistrat de la ville sur le sujet ! Point barre, mais c’est déjà beaucoup.
En revanche, je donnerais ma main à couper que l’opposition a critiqué ce retard dans une « tribune » de Demain Clermont justement ! Vous savez, cette page généralement mal maquettée et cachée au fond du journal, qui agace le maire… mais qui a le mérite d’exister. Car il n’y a jamais eu, à ma connaissance, une seule colonne de texte signée d’un communiste dans Minute, pas plus que la publication du point de vue d’un membre du Front National dans L’Humanité ! Et pourtant, s’agissant de ces deux titres, il s’agit bien de « vraie » presse et de vrai journalisme.
Si la professionnalisation des services communication est incontestable, pourquoi ne pas admettre que certaines collectivités (très minoritaires, je vous l’accorde) ont adopté un changement radical dans la façon d’informer les citoyens ?
Une information de proximité et sur les services au public, qui se nourrit de réactions citoyennes et qui s'ouvre à différentes tendances : voilà pour moi (en simplifiant à l’extrême) la définition du journal municipal de demain. Pourquoi ce journal là, aurait-il moins de galons que… (allez au hasard et pour faire un bon mot) Gala ?
Certaines collectivités (on l’a vu sur blog-territorial avec notamment la région Aquitaine qui ouvrait récemment son site Web à tous les courants politiques élus) peuvent décider de faire du support qu’elles ont entre les mains un véritable outil de démocratie locale… dans quel magazine d’information retrouve-t-on un tel pluralisme ?
Alors je pourrais en faire des tartines pendant des heures sur le débat journaliste / journaliste territorial puisqu’il m’est arrivé d’occuper ces deux fonctions. Mais je dirais seulement que je comprends les dircoms qui, comme Fabrice Jobard, pensent que les journalistes sont des «moutons». Avec Paris Riots, on a même vu ceux de Panurge !
Quand j’étais du côté « collectivité », j’ai vu passer plusieurs fois des formations destinées aux responsables de communication du secteur public afficher très clairement comme libellé « Comment manipuler les journalistes ? ». Autrement dit : un journaliste c’est tellement facile à manipuler, que ça s’apprend maintenant en classe !
Alors attention, ce n’est pas parce qu’il m’arrive parfois d’en rajouter un peu pour le plaisir de débattre que je ne modèrerais pas pour autant mon propos. Je ne parle pas de tous les journalistes loin de là. Je parle de mauvais journalistes, comme S.M. par exemple (qui me lira forcément un jour, ne serait-ce qu'en se googlant). C'est-à-dire de journalistes qui ne vérifient pas leurs sources, traitent l’information à la légère, débarquent de leurs bureaux parisiens pour aller interviewer sur le terrain qui-on-leur-a-dit sans aucun travail d’investigation… Je modère aussi mon propos sur Le Point, que j’estime être un bon journal à part cela : mais c’est sans doute pourquoi je suis d’autant plus sévère ! Qui aime bien, châtie bien.
Dernière question : comment juger de la pertinence, du sérieux et de l'objectivité d'un blog ? Hé bien de la même manière qu’un média traditionnel qui ne bénéficie pour moi d’aucune crédibilité « a priori » ! En le lisant et en se faisant sa propre opinion par exemple … _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 7:23 pm Sujet du message: |
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On tourne en rond pour au final dire la même chose.
Je n'ai pas parlé d'un article dans Demain Clermont critiquant le retard, mais plus simplement de l'inexistence d'un article abordant la question du retard et en expliquant les causes... Il y a là une différence. C'est en effet de l'objectivité par omission...
Pour le reste nous sommes d'accord, sauf que Le Figaro ou Le Monde ouvrent leurs colonnes aux libres propos de toutes les tendances. Et je reste persuadé que si Le Pen proposait une tribune, elle serait acceptée, ne serait-ce que pour alimenter le débat et augmenter les ventes...
Je vous laisse vos propos sur les journalistes moutons de Panurge, si faciles à manipuler. Ils n'engagent que vous. Ou encore S.M. qui semble vous obséder (bien que l'on ai vu et lu pire dans l'affaire Outreau par exemple...) et dont vous ne pouvez pas dire qu'il est "mauvais" parce qu'il s'est trompé un jour : Trezeget est-il un mauvais joueur de foot parce qu'il a raté son tir au but ? Combien de trains qui arrivent à l'heure pour un train en retard ?
En revanche, vous me faites dire ce que je n'ai pas dit, ou le sous-entendre, alors que je vais dans le même sens que vous quant à la professionnalisation du secteur : "Une information de proximité et sur les services au public, qui se nourrit de réactions citoyennes et qui s'ouvre à différentes tendances : voilà pour moi (en simplifiant à l’extrême) la définition du journal municipal de demain. Pourquoi ce journal là, aurait-il moins de galons que… (allez au hasard et pour faire un bon mot) Gala ? " Je ne dévalorise pas la presse municipale : je dis simplement qu'on ne peut pas comparer ; ce sont deux "produits" différents aux finalités différentes. Et que chacun a sa place...
Le fond du débat est celui de la déontologie. Je suis désolé mais dans un bulletin municipal, même de qualité, la marge de manoeuvre du rédacteur est autrement plus étroite que celle du journaliste de tel ou tel magazine. Pour la simple et bonne raison qu'il est là pour porter une parole à laquelle il n'adhère pas forcement, lui donner une forme parfois contraire à son éthique et la porter dans un seul sens, positif. Le journaliste de l'Humanité , de Minute ou du Figaro a lui rejoint une rédaction en adéquation avec ses opinions : il porte une grille d'analyse, celle de la ligne rédactionnelle et éditoriale de son journal. Ce qui n'enlève rien aux qualités professionnelles de l'un et de l'autre. Et il y a des margoulins des deux côtés. |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 8:00 pm Sujet du message: |
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Dire la même chose ? Pas si sûr !
Non, non... S.M. ne m'obsède pas du tout Juste cité cet exemple car je viens de traiter le sujet : mais d'autres cas sont beaucoup plus graves, en effet ! D'ailleurs Saïd, quand vous nous écouterez, je vous invite à vous inscrire sur le forum pour apporter un cinglant démenti à mon propos... démenti qui finalement me rassurerait sur les pratiques journalistiques en France !
Pour clore le sujet Paris Riots en ce qui me concerne, je reprendrais seulement cette conclusion très pertinente de Docteur Web http://www.docteur-web.com/2006/07/blogosphre-et-journalisme.html
"ce que nous disent plusieurs journalistes c'est que ce genre de chose est toujours arrivé mais qu'avant on n'en entendait pas parler.
Voilà le coeur de la révolution : désormais nous sommes capables de pointer du doigt une erreur en ayant dans l'autre main un porte voix pour le signaler."
Pour revenir au coeur du débat : Demain Clermont aurait menti par omission ? Certes, certes... c'est de bonne guerre j'ai envie de dire ! Mais dans ce cas la presse en kiosque ment également tous les jours ! Au fait, combien de titres de presse ont parlé au moment de la première guerre du Golfe des milliers d'Irakiens (que ce soit parmi des troupes démilitarisées en déroute ou des civils) enterrés vivants par l'armée américaine ? Il y a des mensonges par omission plus graves que d'autres...
Oui j'assume le qualificatif de "montons de Panurge" pour certains journalistes, qui se rendent indignes de la mission qui leur a été confiée en "recopiant l'info du voisin"... pas la majorité loin de là, sinon j'aurais arrêté de lire et c'est un grand dévoreur de presse qui vous dit ça !
Mais vous ne m'entendrez pas critiquer Le Monde ni Le Figaro, cette fois on se rejoint bien dans le même cercle...
| Citation: | | Le fond du débat est celui de la déontologie |
Oui, entièrement d'accord !
D'où ma question : pourquoi ne pas mettre en place une autorité de régulation indépendante mais sous tutelle de l'Etat qui aurait à peu près le même rôle que le CSA dans l'audiovisuel... pour la presse kiosque et municipale ? Un organe capable d'analyser objectivement les supports et pourquoi pas même décerner des "labels", qui serait garant de cette éthique ? Un organe auprès duquel on pourrait se plaindre, par exemple, lorsqu'un droit de réponse n'a pas été respecté... sans être obligé de passer forcément par les tribunaux ? _________________ Bien cordialement,
Franck Confino
Dernière édition par Franck le Ven Juil 14, 2006 8:21 pm; édité 1 fois |
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Franck


Inscrit le: 12 Avr 2006 Messages: 206 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 8:15 pm Sujet du message: |
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PS : et je ne parle même pas des mensonges (éhontés et assumés) d'une certaine presse anglaise "à sensation ou à scandale"... qui non seulement ne l'empêche pas de vendre mais, au contraire, lui permet de "cibler" un lectorat de masse "populo" et "réac" ! _________________ Bien cordialement,
Franck Confino |
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Vebret


Inscrit le: 09 Juin 2006 Messages: 11
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Posté le: Ven Juil 14, 2006 8:16 pm Sujet du message: |
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Franck, nous parlons exactement de la même chose mais avec nos expériences professionnelles différentes. Mon parcours et l'âge me rendent moins catégorique que vous. Mais sur le fond nous sommes d'accord. D'autant plus que comme vous je joue les provocateurs... Et je vais encore plus loin : n'est-il pas inquiétant que 50% de la population ne s'informe que sur TF 1 ? D'où l'importance du phénomène blog, mais à la condition express de pouvoir identifier la source et sa crédibilité. Et là encore nous sommes d'accord.
Pour ce qui est des enterrés vivants, je l'avais lu quelque part à l'époque. Mais ce n'est pas le plus important. Il y a encore aujourd'hui des pans entiers de l'histoire qui sont méconnus ou tout simplement occultés. Ne serait-ce que la Guerre de 14 et plus proche de nous celle d'Algérie dont on commence à parler du bout des lèvres...
Pour ce qui est d'un CSA de la presse, je vous dirai simplement que lorsque l'on observe son fonctionnement, on espère qu'il n'y en ait pas un pour les journaux. De plus ce n'est qu'une autorité de régulation et non un organe de contrôle. la profession dans son ensemble conserve le mauvais souvenir de ce qu'ont pu être les organes de contrôle nés sous le régime de Vichy... Je crois plus aux vertus de l'auto-discipline, et du bagage culturel permettant de définir sa propre éthique dans un cadre aux règles déontologiques déjà établies.
Pour ce qui est enfin du droit de réponse, celui non publié par le Point par exemple, sachez que ce n'est pas le journaliste qui décide, mais le directeur de publication, FOG en l'occurrence. C'est donc lui que vous devez incriminer sur ce détail précis. De même qu'un droit de réponse doit répondre à des critères de fond et de forme précis. Votre honorable correspondant s'y est-il plié ? L'a-t-il seulement envoyé ou s'est-il contenté de téléphoner et de tomber sur une secrétaire revêche ? Si ce droit de réponse a effectivement été rédigé, pourquoi ne le publie-t-il pas sur son site ? |
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